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	<title>Florange Patrimoine et Culture</title>
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	<description>L'histoire est semblable au s&#233;diment fertile d&#233;pos&#233; par les fleuves tout au long des si&#232;cles dans les vall&#233;es verdoyantes. C'est l'histoire qui nous a fa&#231;onn&#233;s et qui nous a donn&#233; en d&#233;p&#244;t la charge de construire l'avenir. Dans notre si&#232;cle mat&#233;rialiste, bien peu se soucient de ce pass&#233; d'o&#249; chacun d'entre nous tire ses racines. Nous vous invitons &#224; d&#233;couvrir l'histoire de Florange.</description>
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		<title>Florange Patrimoine et Culture</title>
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		<title>Joyeux No&#235;l... 1914</title>
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		<description>
&lt;p&gt;Fl&#246;rchingen i. Lothr. - Weihnachten 1914 - Villa L&#252;ftig - Die besten Gr&#252;sse aus Daspich.
&lt;br class='autobr' /&gt; NDLR - Villa Luftig : traduction villa a&#233;r&#233;e, ventil&#233;e... &lt;br class='autobr' /&gt;
Un site &#224; d&#233;couvrir : http://www.cartespostalesdelorraine.com/&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.florangepatrimoineculture.fr/spip.php?rubrique44" rel="directory"&gt;La Grande Guerre&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Fl&#246;rchingen i. Lothr. - Weihnachten 1914 - Villa L&#252;ftig - Die besten Gr&#252;sse aus Daspich.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;NDLR - Villa Luftig : traduction villa a&#233;r&#233;e, ventil&#233;e...&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2324 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.florangepatrimoineculture.fr/IMG/jpg/1914noel_florange_daspich.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.florangepatrimoineculture.fr/IMG/jpg/1914noel_florange_daspich.jpg?1745590011' width='500' height='298' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
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&lt;p&gt;&lt;i&gt;Un site &#224; d&#233;couvrir : &lt;a href=&#034;http://www.cartespostalesdelorraine.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://www.cartespostalesdelorraine.com/&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>L'Allemagne a rembours&#233; ses derni&#232;res dettes...</title>
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&lt;p&gt;L'Allemagne a rembours&#233; ses derni&#232;res dettes datant de la 1&#232;re Guerre mondiale &lt;br class='autobr' /&gt;
Histoire : Eric Chol et Romaric Godin | &#034; La TRIBUNE &#034; 01/10/2010 &lt;br class='autobr' /&gt;
Les Allemands c&#233;l&#232;brent dimanche le 20e anniversaire de la r&#233;unification. Mais le lendemain ils pourront f&#234;ter un autre &#233;v&#233;nement : la R&#233;publique f&#233;d&#233;rale aura officiellement sold&#233; ses obligations financi&#232;res issues indirectement du Trait&#233; de Versailles. Les d&#233;tenteurs des derni&#232;res obligations en lien avec les r&#233;parations exig&#233;es par les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.florangepatrimoineculture.fr/spip.php?rubrique44" rel="directory"&gt;La Grande Guerre&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'Allemagne a rembours&#233; ses derni&#232;res dettes datant de la 1&#232;re Guerre mondiale&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Histoire : Eric Chol et Romaric Godin | &#034; La TRIBUNE &#034; 01/10/2010&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Allemands c&#233;l&#232;brent dimanche le 20e anniversaire de la r&#233;unification. Mais le lendemain ils pourront f&#234;ter un autre &#233;v&#233;nement : la R&#233;publique f&#233;d&#233;rale aura officiellement sold&#233; ses obligations financi&#232;res issues indirectement du Trait&#233; de Versailles. Les d&#233;tenteurs des derni&#232;res obligations en lien avec les r&#233;parations exig&#233;es par les alli&#233;s toucheront 100 millions d'euros de capital et 1,5 million d'euros d'int&#233;r&#234;ts. Retour sur une dette &#224; rebondissements qui a marqu&#233; l'histoire du si&#232;cle dernier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout commence donc le 28 juin 1919. En signant ce jour-l&#224; , non sans protestation, le trait&#233; de paix, la jeune R&#233;publique de Weimar reconna&#238;t la responsabilit&#233; principale de l'Allemagne dans le d&#233;clenchement de la premi&#232;re guerre mondiale et en accepte les cons&#233;quences : le paiement de r&#233;parations pour dommages de guerre. Quoique divis&#233;s sur le sujet, les alli&#233;s ont finalement accept&#233; ce principe de la r&#233;paration financi&#232;re &#224; la responsabilit&#233; morale. C'est une victoire pour la France de Clemenceau. Le ministre des Finances de l'&#233;poque, Louis Lucien Klotz, se f&#233;licite : &#034; les contribuables n'ont pas &#224; s'inqui&#233;ter, l'Allemagne paiera &#034;. S&#251;r de son fait, le gouvernement fran&#231;ais a avanc&#233; plusieurs arguments : le territoire fran&#231;ais ravag&#233; par la guerre, ses huit d&#233;partements occup&#233;s pendant quatre ans. Il a rappel&#233; qu'en 1815 comme en 1871, la France avait d&#251; elle-m&#234;me accepter le paiement de lourdes indemnit&#233;s de guerre et qu'elle les avait pay&#233;es par anticipation. Pourquoi l'Allemagne de 1919, dont le territoire n'a pas &#233;t&#233; touch&#233; par les combats, ne pourrait-elle relever un d&#233;fi si brillamment surmont&#233; par la France de 1871, frapp&#233;e par l'occupation et la guerre civile ? Clemenceau qui &#233;tait d&#233;j&#224; homme politique &#224; l'&#233;poque, n'a pas oubli&#233; les 5 milliards de francs-or r&#233;clam&#233;s alors par Bismarck. Il n'a pas non plus oubli&#233; qu'alors, on jugeait la facture insurmontable pour la France. Il ne s'en laisse donc pas conter par les mises en garde des Anglo-am&#233;ricains inquiets de trop p&#233;naliser l'&#233;conomie allemande. John Maynard Keynes qui publie Les Cons&#233;quences Economiques de la Paix &#224; l'automne 1919 et critique les concessions faites aux Fran&#231;ais r&#233;sumera ces inqui&#233;tudes. Selon lui, les r&#233;parations sont une chim&#232;re qui emp&#234;cheront la reconstruction &#233;conomiques de l'Allemagne et, donc, rendra impossible le paiement de toute indemnit&#233;. La commission des r&#233;parations qui, en avril 1921, &#233;value le montant &#224; payer &#224; 132 milliards de marks-or n'est cependant pas totalement sourde &#224; ces arguments. Si la facture est tr&#232;s lourde, elle est am&#233;nageable. L'Allemagne devra d'abord payer 50 milliards de marks sous forme d'annuit&#233;s de 2 milliards, puis la commission &#233;valuera l'&#233;tat de l'&#233;conomie allemande avant de mettre en place la suite du paiement&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Avant 1929, la France aligne les exc&#233;dents budg&#233;taires gr&#226;ce &#224; l'Allemagne&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Pourtant, &#224; peine fix&#233;es, ces conditions sont d&#233;j&#224; impraticables : l'Allemagne est ruin&#233;e et d&#233;pourvue de r&#233;serves d'or et de devises. Tout paiement des r&#233;parations induit le recours &#224; la planche &#224; billets pour les d&#233;penses courantes. Il alimente les attaques contre le mark et l'hyperinflation. En 1922, un moratoire partiel est instaur&#233;, mais Berlin refuse de payer pour 1923. Le pr&#233;sident du conseil fran&#231;ais, Raymond Poincar&#233;, d&#233;cide alors de &#034; se servir en nature &#034; et occupe la Ruhr. Mais la man&#339;uvre ne contribue qu'&#224; affaiblir encore l'Allemagne. Sous la pression anglo-am&#233;ricaine et sous la menace d'une attaque contre le franc, Poincar&#233; doit accepter de n&#233;gocier un r&#233;am&#233;nagement des r&#233;parations. Un plan est alors propos&#233; par Charles Dawes, un banquier am&#233;ricain. Ce dernier a l'id&#233;e d'am&#233;nager les annuit&#233;s en les abaissant et d'assurer par des emprunts internationaux la capacit&#233; future de paiement de l'Allemagne. Il entend donc faire du paiement des r&#233;parations une question financi&#232;re et non plus purement politique. Pour cela, il propose le lancement de dix emprunts &#224; 7 % d'une maturit&#233; de 25 ans et d'un montant global de 800 millions de marks. Les r&#233;serves de la Reichsbank sont reconstitu&#233;es : le nouveau mark est stabilis&#233;. L'&#233;conomie allemande peut repartir, dop&#233;e par la reprise de la deuxi&#232;me partie des ann&#233;es 1920, et notamment par les exportations vers les Etats-Unis. L'Allemagne finalement paie. Et la France en profite. &#034; Les r&#233;parations ont aliment&#233; la prosp&#233;rit&#233; budg&#233;taire de la France &#224; la fin des ann&#233;es 1920 &#034;, souligne Olivier Feiertag, professeur d'histoire &#233;conomique &#224; l'universit&#233; de Rouen. En effet : de 1926 &#224; 1929, Paris aligne des exc&#233;dents budg&#233;taires, celui de 1929 atteignant 5 milliards de francs, un record.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais cette prosp&#233;rit&#233; dure peu. Conform&#233;ment au plan Dawes, les paiements s'alourdissent et vident les caisses de l'Allemagne. &#034; Cot&#233; allemand, les r&#233;parations ont eu un impact &#233;norme : &#224; la fin des ann&#233;es 20, l'Allemagne est devenue le premier d&#233;biteur net du monde &#034;, rel&#232;ve Olivier Feiertag. L'exc&#233;dent commercial encore fragile ne peut alors compenser durablement une telle charge. En 1930, les r&#233;serves de la Reichsbank ne d&#233;passent plus 3 milliards de marks. Il faut donc ren&#233;gocier. Cette fois, c'est le pr&#233;sident de General Electric, Owen Young, qui fait de nouvelles propositions, dans le m&#234;me esprit que Charles Dawes : d&#233;politiser les r&#233;parations. Le montant &#224; payer est alors r&#233;duit d'un tiers et &#233;tal&#233; sur 59 ans. Une nouvelle institution est cr&#233;&#233;e pour g&#233;rer les paiements : la banque des r&#232;glements internationaux, la BRI. Bas&#233;e &#224; B&#226;le, elle a vocation &#224; &#234;tre plus ind&#233;pendante que la commission alli&#233;e des r&#233;parations. Pierre Quesnay, un jeune fonctionnaire fran&#231;ais et d&#233;j&#224; brillant expert financier, est nomm&#233; &#224; sa t&#234;te. Il a particip&#233; avec la D&#233;l&#233;gation fran&#231;aise &#224; la pr&#233;paration du plan Young et jou&#233; un r&#244;le de premier plan dans l'&#233;laboration du statut d&#233;finitif de la Banque des R&#232;glements internationaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parall&#232;lement, comme en 1924, on lance une s&#233;rie d'emprunts en huit devises pour apporter un peu d'air frais au gouvernement allemand. Les &#034; emprunts Young &#034; se montent &#224; 1,2 milliard de marks. Leur int&#233;r&#234;t de 5,5 % et leur maturit&#233; de 35 ans n'attirent gu&#232;re les investisseurs quelques semaines apr&#232;s le krach d'octobre 1929, &#224; Wall Street. Il faut ajouter une garantie : le remboursement en or. Finalement, les Fran&#231;ais se montrent les moins frileux. Il est vrai que l'onde de choc de la crise est encore loin de l'Hexagone. La part des Fran&#231;ais dans les souscriptions s'&#233;l&#232;vent ainsi &#224; 28 %, soit presque autant que les Am&#233;ricains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En 1932, les alli&#233;s renoncent &#224; toute indemnit&#233; de guerre&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La vie du plan Young sera pourtant &#233;ph&#233;m&#232;re. En 1931, la crise financi&#232;re et &#233;conomique frappe l'Allemagne de plein fouet. La d&#233;pendance du pays vis-&#224; -vis des exportations am&#233;ricaines et ses faibles r&#233;serves en devises la rendent tr&#232;s vuln&#233;rable. Rapidement, on se rend compte que tout paiement des r&#233;parations serait suicidaire. La communaut&#233; internationale d&#233;cide alors de renoncer aux r&#233;parations. Keynes avait finalement eu raison. Apr&#232;s le moratoire d'un an d&#233;cid&#233; en juin 1931 par le pr&#233;sident am&#233;ricain Hoover, les alli&#233;s d&#233;cident de renoncer &#224; Lausanne en juillet 1932 &#224; toute indemnit&#233; de guerre. Voil&#224; donc l'Allemagne lib&#233;r&#233;e des r&#233;parations. Elle aura finalement pay&#233;e 23 milliards de marks, soit 17 % du montant pr&#233;vu en 1921. Mais le sujet aura empoisonn&#233; ses relations avec le monde et sa politique &#233;conomique.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Berlin doit encore rembourser ses emprunts&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quitte des r&#233;parations, l'Allemagne n'en doit pas moins honorer les dettes qu'elle a contract&#233;es sur les march&#233;s lors des emprunts Young et Dawes. Mais en ce d&#233;but des ann&#233;es 1930, elle en est bien incapable. Les r&#233;serves de devises et d'or fondent comme neige au soleil. En juillet 1931, le chancelier Br&#224;&#188;ning instaure le contr&#244;le des changes, ce qui limite les sorties de devises et les versements aux d&#233;biteurs internationaux du Reich. L'arriv&#233;e d'Adolf Hitler au pouvoir en janvier 1933 ajoute la mauvaise volont&#233; aux difficult&#233;s financi&#232;res. En mai 1934, les r&#233;serves de la Reichsbank ne d&#233;passent pas 220 millions de marks. Le paiement des dettes internationales est suspendu. Le Reich propose alors de reprendre partiellement les paiements, mais en &#233;change de b&#233;n&#233;fices commerciaux pour les produits allemands. Les nations concern&#233;es acceptent, mais la guerre met fin aux versements. Seuls les cr&#233;anciers &#034; neutres &#034; su&#233;dois ou suisse seront pay&#233;s jusqu'en 1945.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La victoire des alli&#233;s en mai 1945 transforme l'Allemagne en territoire occup&#233;. Le pays n'existe plus, il ne peut donc honorer sa dette. La cr&#233;ation de la RFA en 1949 et de la RDA la m&#234;me ann&#233;e relance la question de l'h&#233;ritage de la dette du Reich. Le chancelier ouest-allemand Konrad Adenauer, conseill&#233; par le banquier Hermann Abs, d&#233;cide alors de reprendre la responsabilit&#233; de la dette d'avant-guerre. Il le d&#233;clare en 1951 aux alli&#233;s et des n&#233;gociations s'engagent alors &#224; Londres pour d&#233;finir le mode de remboursement de cette dette. Que veut Adenauer ? Montrer la continuit&#233; entre l'Allemagne et la RFA, mais aussi et surtout donner &#224; la RFA une valeur exemplaire sur la sc&#232;ne financi&#232;re internationale. Prouver que l'Allemagne paie ses dettes pour pouvoir &#224; nouveau emprunter et alimenter ainsi le miracle &#233;conomique naissant. Evidemment, ce mouvement doit se faire &#224; moindre co&#251;t pour ne pas g&#234;ner l'essor du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Adenauer r&#233;ussit son pari&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 27 f&#233;vrier 1953, un accord est sign&#233; &#224; Londres, qui donne satisfaction &#224; Adenauer. La dette allemande d'avant-guerre sera honor&#233;e, mais de nouvelles obligations seront &#233;mises. Les emprunts Dawes seront rembours&#233;s en 1969, les emprunts Young en 1980. Les taux vers&#233;s sont r&#233;duits de 7 &#224; 5 % pour les emprunts Dawes, de 5,5 &#224; 4,5 % pour les titres Young. Mais l'Allemagne a pos&#233; ses conditions : la clause &#034; or &#034; est supprim&#233;e et le paiement se fera en dollars au taux du 1er ao&#251;t 1952. C'est 40 % de moins que le taux de change de 1924. Un tour de passe-passe auquel s'ajoute une proc&#233;dure de &#034; validation &#034;. Les Allemands pr&#233;tendent en effet que, lors du si&#232;ge de Berlin, les Russes ont d&#233;rob&#233; les titres rachet&#233;s par les nazis sur les march&#233;s internationaux. Afin d'&#233;viter de subventionner l'ennemi rouge, on demande aux porteurs de prouver que les titres n'&#233;taient pas sur le territoire allemand en 1945. Une d&#233;marche parfois difficile, puisque il s'agit de titres au porteur. Mais selon Hans-Georg Glasemann, expert aupr&#232;s de la chambre de commerce de Francfort et sp&#233;cialiste de la question, les refus de validation sont rest&#233;s rares. Pour les emprunts europ&#233;ens, les validations ont &#233;t&#233; globales, mais pour, les Am&#233;ricains, elles doivent &#234;tre individuelle. 1 % des titres am&#233;ricains pr&#233;sent&#233;s n'auraient alors pas &#233;t&#233; valid&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au total, selon Thimoty Guinanne, de l'universit&#233; de Yale, les accords de Londres ont pourtant permis de r&#233;duire de moiti&#233; le poids total de la dette d'avant-guerre. Adenauer a r&#233;ussi son pari : gagner la confiance des march&#233;s et r&#233;duire la dette d'avant-guerre. L'Allemagne se conformera scrupuleusement aux accords de Londres. Son immense exc&#233;dent budg&#233;taire transformera les sommes &#224; payer (350 millions de marks en 1958, correspondant aux dettes d'avant guerre) en bagatelles. D'autant que les surplus commerciaux allemands ne cessent de gonfler, passant de 5 &#224; 18,4 milliards de marks entre 1958 et 1968. Cette ann&#233;e l&#224; , les remboursements li&#233;s aux accords de Londres repr&#233;sentent moins de 2% de l'exc&#233;dent commercial... En 1983, les derniers emprunts d'apr&#232;s-guerre sont rembours&#233;s. L'affaire des r&#233;parations semble close. Elle ne l'est pas encore.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La RFA avait refus&#233; &#224; Londres de payer les int&#233;r&#234;ts des emprunts d'avant-guerre entre 1945 et 1952. Elle se voulait bien l'h&#233;riti&#232;re du Reich, mais ne voulait pas seule assumer le paiement de sommes qu'elle estimait dues par elle et par la zone d'occupation sovi&#233;tique devenue RDA. Pour sauver la face, on ajouta donc aux accords de 1953 une clause qui avait alors l'apparence d'une plaisanterie. Le paiement des int&#233;r&#234;ts concern&#233;s &#233;tait soumis &#224; la &#034; r&#233;unification de l'Allemagne &#034;. Des certificats donnant droit &#224; cet invraisemblable paiement &#233;tait distribu&#233; aux porteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Avec la r&#233;unification, les paiements reprennent&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 3 octobre 1990, l'Allemagne retrouvant son unit&#233;, le gouvernement de Bonn consid&#232;re pourtant que la condition est remplie. C'&#233;tait aussi une fa&#231;on, devant certaines inqui&#233;tudes europ&#233;ennes, de prouver que par &#034; r&#233;unification &#034;, l'Allemagne n'entendait pas le retour aux fronti&#232;res de 1937. Des titres nouveaux sont donc &#233;mis pour les porteurs de certificats. Portant int&#233;r&#234;t &#224; 3 %, ils regroupent le montant des huit ann&#233;es d'int&#233;r&#234;ts non vers&#233;s, le taux ayant &#233;t&#233; revus &#224; la baisse. C'est cet emprunt, dernier rejeton des obligations Dawes et Young des ann&#233;es 1920, qui sera finalement rembours&#233; ce lundi 3 octobre 2010.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le rideau est-il baiss&#233; ? L'Allemagne veut y croire. En 1997, elle a cess&#233; d'accepter a conversion des certificats et avait auparavant men&#233; une intense campagne publicitaire aux Etats-Unis pour retrouver les porteurs de bons Young et Dawes. Mais il y aura bien un &#233;pilogue &#224; cette longue histoire car plusieurs questions restent en suspens. Hans-Georg Glasemann exhibe ainsi un emprunt Young en francs fran&#231;ais que la r&#233;publique f&#233;d&#233;rale refuse d'honorer. Ce titre n'a pas &#233;t&#233; invalid&#233;, mais Berlin estime qu'il n'a pas fait l'objet d'une proc&#233;dure de validation individuelle. &#034; Pour les titres fran&#231;ais, aucune proc&#233;dure individuelle n'a jamais &#233;t&#233; pr&#233;vue apr&#232;s les accords de Londres &#034;, remarque l'expert qui estime que l'attitude de l'Etat f&#233;d&#233;ral est, dans ce cas, &#034; ill&#233;gale &#034;. Aux Etats-Unis, l'affaire revient r&#233;guli&#232;rement sur le devant de la sc&#232;ne depuis quinze ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quand les Am&#233;ricains rechignent&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs porteurs am&#233;ricains ont en effet refus&#233; les accords de Londres, comme ils en avaient le droit. A partir de 1994, il leur &#233;tait permis de r&#233;clamer leur paiement. Mais ils n'acceptent pas la proc&#233;dure de validation mise en place par la RFA et le refus de cette derni&#232;re de payer en valeur en or actualis&#233;e. En 2004, un certain Jeffrey Weston, de Las Vegas, publiait un ouvrage, &#034; la bombe &#224; retardement financi&#232;re de l'Allemagne &#034; o&#249; il affirmait, documents &#224; l'appui, que les Russes n'avaient pu voler les titres rachet&#233;s par l'Allemagne. Selon l'Am&#233;ricain, la proc&#233;dure de validation mise en place apr&#232;s les accords de Londres ne visait qu'&#224; supprimer de la dette. Il r&#233;clamait donc le paiement de la valeur en or des emprunts. Selon ses calculs, la dette encore pendante de l'Allemagne d&#233;passerait les 600 milliards de dollars ! Pr&#234;t &#224; en d&#233;coudre, Jeffrey Weston tente alors de lever de lever des fonds pour acheter des emprunts et partager les gains d'un proc&#232;s qu'il se dit s&#251;r de gagner. Il parviendra ainsi &#224; glaner 7,7 millions de dollars.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais en 2006, la SEC met fin &#224; ses activit&#233;s : Jeffrey Wilson avait utilis&#233; pas moins de 600.000 dollars pour s'acheter quelques &#034; cadeaux personnels &#034;. Reste qu'au-del&#224; de l'anecdote, la th&#233;orie d&#233;fendue par Jeffrey Weston reste d'actualit&#233; aux Etats-Unis. En ao&#251;t dernier, un tribunal de Floride a reconnu la recevabilit&#233; d'une plainte de la compagnie World Holdings qui r&#233;clame 400 millions d'euros &#224; l'Allemagne. Son avocat, Mike Elsner, du cabinet Motley Rice, estime que &#034; les porteurs am&#233;ricains n'ont pas &#224; se soumettre &#224; une proc&#233;dure de validation de leurs d&#233;biteurs &#034;. Il s'appuie sur une d&#233;claration du gouvernement am&#233;ricain de 1993 qui d&#233;fend cette interpr&#233;tation et pr&#233;vient que ce jugement, qui pourrait intervenir d&#232;s l'an prochain, sera celui de la &#034; capacit&#233; de l'Allemagne &#224; honorer ses dettes &#034;. D&#233;cid&#233;ment, l'ombre des r&#233;parations n'a pas encore compl&#232;tement disparu au-dessus de la t&#234;te du gouvernement allemand. D'autant que, comme le remarque Hans-Georg Glasemann, &#034; il n'existe pas de date de prescription pour ces emprunts &#034;. Pr&#233;sent&#233;s, ils doivent &#234;tre rembours&#233;s. Le dernier combat de la premi&#232;re guerre mondiale sera jouera donc devant les tribunaux am&#233;ricains.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La bataille de la Marne...</title>
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		<dc:date>2014-09-07T15:26:50Z</dc:date>
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		<description>
&lt;p&gt;Le 4 septembre 1914, l'ensemble de l'arm&#233;e fran&#231;aise qui a recul&#233; depuis ses fronti&#232;res a Paris dans le dos, &#224; 30 kilom&#232;tres. L'Etat Major fran&#231;ais a constitu&#233; la VI eme Arm&#233;e sous le commandement du G&#233;n&#233;ral Maunoury pour d&#233;fendre la capitale. Mais cette arm&#233;e a &#233;galement recul&#233;e. Une action est pr&#233;vue pour le 6 septembre mais les allemands se sentant fragilis&#233;s anticipent et le 5 portent l'attaque sur le secteur de Villeroy. Et l&#224; les troupes fran&#231;aises bien que fatigu&#233;es font demi tour et (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.florangepatrimoineculture.fr/spip.php?rubrique44" rel="directory"&gt;La Grande Guerre&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 4 septembre 1914, l'ensemble de l'arm&#233;e fran&#231;aise qui a recul&#233; depuis ses fronti&#232;res a Paris dans le dos, &#224; 30 kilom&#232;tres. L'Etat Major fran&#231;ais a constitu&#233; la VI eme Arm&#233;e sous le commandement du G&#233;n&#233;ral Maunoury pour d&#233;fendre la capitale. Mais cette arm&#233;e a &#233;galement recul&#233;e. Une action est pr&#233;vue pour le 6 septembre mais les allemands se sentant fragilis&#233;s anticipent et le 5 portent l'attaque sur le secteur de Villeroy. Et l&#224; les troupes fran&#231;aises bien que fatigu&#233;es font demi tour et dans des combats h&#233;ro&#238;ques contiennent l'ennemi avant de l'enfoncer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les combats vont se d&#233;rouler jusqu'au 10 septembre avant que l'arm&#233;e allemande ne recule d&#233;finitivement pour se retrancher sur l'Aisne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux millions d'hommes vont s'affronter pendant plusieurs jours sur un front de 250 kilom&#232;tres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans doute la plus grande bataille que l'histoire ait jamais connue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#034;taxis de la Marne&#034; ( 600 taxis parisiens transportant 6000 hommes) ont &#233;t&#233; seulement le symbole de la d&#233;termination des fran&#231;ais pour stopper l'invasion du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ses m&#233;moires, le g&#233;n&#233;ral Von KLUCK qui commande la premi&#232;re arm&#233;e allemande expliquera les raisons du succ&#233;s fran&#231;ais :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Si vous voulez conna&#238;tre les raisons mat&#233;rielles de notre &#233;chec, reportez-vous aux journaux du temps. Ils vous parleront du manque de munitions, d'un ravitaillement d&#233;fectueux, ce qui est exact. Mais il y a une raison qui prime les autres, une raison qui, &#224; mon avis est d&#233;cisive, c'est l'aptitude tout &#224; fait extraordinaire, et particuli&#232;re au soldat fran&#231;ais, de se ressaisir rapidement. C'est l&#224; un facteur qui se traduit difficilement en chiffres et qui, par cons&#233;quent, d&#233;route la calculateur le plus pr&#233;cis et le plus pr&#233;voyant. Que des hommes se fassent tuer sur place, c'est une chose bien connue et escompt&#233;e dans chaque plan de bataille. On pr&#233;voit que telles compagnies doivent se faire tuer sans reculer &#224; tel endroit pr&#233;cis pendant tant de temps et on tire des conclusions utiles. Mais que des hommes ayant recul&#233; pendant dix jours, que des hommes couch&#233;s par terre &#224; demi morts de fatigue puissent reprendre le fusils et attaquer au son du clairon, c'est l&#224; une chose avec laquelle nous n'avons jamais appris &#224; compter ; c'est l&#224; une possibilit&#233; dont il n'a jamais &#233;t&#233; question dans nos &#233;coles de guerre...&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://gallica.bnf.fr/Search?adva=1&amp;adv=1&amp;tri=&amp;t_relation=%22cb34084455x%22&amp;lang=fr&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le lien suivant vers &#034;Gallica&#034; vous pr&#233;sente 3 brochures photographiques exceptionnelles sur ces combats h&#233;ro&#239;ques :&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>2 septembre 1914 : le gouvernement quitte Paris</title>
		<link>https://www.florangepatrimoineculture.fr/spip.php?article255</link>
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		<dc:date>2014-09-03T15:48:24Z</dc:date>
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		<dc:creator>GF</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le gouvernement quitte Paris et suit la recommandation du g&#233;n&#233;ral Gallieni. Il se rend &#224; Bordeaux avec la r&#233;serve d'or de la Banque de France tandis que la Bourse est ferm&#233;e. Le g&#233;n&#233;ralissime Joseph Joffre qui mesure la gravit&#233; de la situation envisage un repli sur la Seine et l'Aube avant d'ordonner une contre-offensive. Son but est : De soustraire les arm&#233;es &#224; la pression de l'ennemi, de les amener &#224; s'organiser et &#224; se fortifier dans la zone o&#249; elles s'&#233;tabliront en fin de repli . &lt;br class='autobr' /&gt;
Le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.florangepatrimoineculture.fr/spip.php?rubrique44" rel="directory"&gt;La Grande Guerre&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le gouvernement quitte Paris et suit la recommandation du g&#233;n&#233;ral Gallieni. Il se rend &#224; Bordeaux avec la r&#233;serve d'or de la Banque de France tandis que la Bourse est ferm&#233;e. Le g&#233;n&#233;ralissime Joseph Joffre qui mesure la gravit&#233; de la situation envisage un repli sur la Seine et l'Aube avant d'ordonner une contre-offensive. Son but est : De soustraire les arm&#233;es &#224; la pression de l'ennemi, de les amener &#224; s'organiser et &#224; se fortifier dans la zone o&#249; elles s'&#233;tabliront en fin de repli .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le g&#233;n&#233;ralissime ajoute : Plusieurs de nos arm&#233;es se replient pour resserrer leurs dispositifs et se pr&#233;parer avec toutes chances de succ&#232;s &#224; l'offensive g&#233;n&#233;rale que je donnerai l'ordre de reprendre dans quelques jours . Il pr&#233;cise encore : Les fuyards s'il s'en trouve, seront pourchass&#233;s et pass&#233;s par les armes .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A La Ve arm&#233;e, le g&#233;n&#233;ral Franchet d'Esperey remplace le g&#233;n&#233;ral Lanrezac. Foch &#233;vacue la r&#233;gion de Reims. Les Anglais restent sur la ligne de Meaux tandis que les Fran&#231;ais tiennent toujours Senlis et F&#232;re-en-Tardenois dans l'Aisne. La Ire arm&#233;e allemande progresse en direction de Ch&#226;teau-Thierry, la IIe sur le cours de la Vesle approche de Reims. Dans la nuit, le g&#233;n&#233;ral von Moltke ordonne de couper les arm&#233;es fran&#231;aises de Paris.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Comment les bellig&#233;rants ont financ&#233; 1914-1918</title>
		<link>https://www.florangepatrimoineculture.fr/spip.php?article247</link>
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		<dc:date>2014-08-31T22:30:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>GF</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Source : LE MONDE | 11.04.2014 &#224; 11h11 &#162; Mis &#224; jour le 11.04.2014 &#224; 12h28 | Pierre Bezbakh (Ma&#238;tre de conf&#233;rences &#224; l'universit&#233; Paris-Dauphine) &lt;br class='autobr' /&gt; Le montant des d&#233;penses militaires est estim&#233; &#224; 186 milliards de dollars, dont 25 milliards pour la France, soit environ 125 milliards de francs-or. Cela repr&#233;sentait donc environ 30 milliards par an, soit six fois le budget annuel de l'Etat d'avant-guerre. &lt;br class='autobr' /&gt;
La guerre de 1914-1918 a pos&#233; aux Etats europ&#233;ens, et &#224; la France en particulier, un (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.florangepatrimoineculture.fr/spip.php?rubrique44" rel="directory"&gt;La Grande Guerre&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Source : LE MONDE | 11.04.2014 &#224; 11h11 &#162; Mis &#224; jour le 11.04.2014 &#224; 12h28 | Pierre Bezbakh (Ma&#238;tre de conf&#233;rences &#224; l'universit&#233; Paris-Dauphine)&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Le montant des d&#233;penses militaires est estim&#233; &#224; 186 milliards de dollars, dont 25 milliards pour la France, soit environ 125 milliards de francs-or. Cela repr&#233;sentait donc environ 30 milliards par an, soit six fois le budget annuel de l'Etat d'avant-guerre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La guerre de 1914-1918 a pos&#233; aux Etats europ&#233;ens, et &#224; la France en particulier, un grave probl&#232;me de financement qui a suscit&#233; des solutions &#034;h&#233;t&#233;rodoxes&#034; vis-&#224; -vis des r&#232;gles de gestion des finances publiques et des pratiques de cr&#233;ation mon&#233;taire qui avaient pr&#233;valu jusque-l&#224; .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, le montant des d&#233;penses militaires est estim&#233; &#224; 186 milliards de dollars, dont 25 milliards pour la France, soit environ 125 milliards de francs-or. Cela repr&#233;sentait donc environ 30 milliards par an, soit six fois le budget annuel de l'Etat d'avant-guerre (Dictionnaire de la Grande Guerre, de Jean-Jacques Becker, Andr&#233; Versailles &#233;diteur, 2008).&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour faire face &#224; ces d&#233;penses, les Etats ne disposaient donc que de ressources limit&#233;es. En France, le principe d'un imp&#244;t g&#233;n&#233;ral sur les revenus avait bien &#233;t&#233; vot&#233; le 15 juillet 1914, &#224; l'initiative de Joseph Caillaux, mais il ne commencera &#224; faire sentir ses effets qu'en 1916.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, les recettes fiscales ne couvriront qu'environ 16 % des d&#233;penses totales occasionn&#233;es par la guerre (contre 25 % &#224; 30 % en Angleterre et aux Etats-Unis), alors que le total des d&#233;penses publiques, qui s'&#233;levait en France &#224; 12,1 % de revenu national en 1912, atteindra le double en 1920.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au total, les d&#233;ficits budg&#233;taires cumul&#233;s engendr&#232;rent une dette publique qui fut multipli&#233;e par 30 en Allemagne, par 25 aux Etats-Unis, par 12 en Grande-Bretagne et par 6 en France. Cette insuffisance de moyens sera palli&#233;e de deux fa&#231;ons : par la cr&#233;ation mon&#233;taire et par l'emprunt, national et international.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;CIRCULATION FIDUCIAIRE MULTIPLI&#201;E PAR DIX&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'usage de la &#034; planche &#224; billets &#034; par la banque centrale constituait le moyen le plus simple de financement des d&#233;penses de l'Etat. Bien qu'elle f&#251;t toujours une institution priv&#233;e (elle ne sera nationalis&#233;e qu'en 1945), la Banque de France pouvait effectuer des &#034; avances &#034; &#224; l'Etat, sous le contr&#244;le du Parlement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, en 1919, ces avances s'&#233;levaient &#224; 25,6 milliards de francs, tandis que le total des billets en circulation atteignait, fin 1918, 30,2 milliards, contre 5,7 fin 1913 (&#034; Les Ann&#233;es 1914-1930 &#034;, par Jean Bouvier et Fran&#231;ois Caron, in Histoire &#233;conomique et sociale de la France, sous la direction de Fernand Braudel et Ernest Labrousse, PUF, 1993).&lt;br class='autobr' /&gt;
Il en fut de m&#234;me en Grande-Bretagne et en Allemagne, o&#249; la circulation fiduciaire fut multipli&#233;e par dix durant le conflit. Cela eut pour cons&#233;quences que tous les pays europ&#233;ens suspendirent la convertibilit&#233; en or de leur monnaie, impos&#232;rent le cours forc&#233; (obligation d'accepter la monnaie papier en paiement) et virent fondre la garantie or ; en Allemagne, celle-ci passa de 90 % en 1914 &#224; 10 % en 1918.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette cr&#233;ation mon&#233;taire d'urgence contribua &#224; alimenter une &#034; inflation de guerre &#034;, puisque les moyens de paiement &#233;mis augment&#232;rent la demande int&#233;rieure alors que l'appareil de production &#233;tait tourn&#233; vers l'effort militaire. Cela r&#233;duisait l'offre de biens de consommation, alors que, de plus, une partie du pays &#233;tait ravag&#233;e par les combats. Ainsi, les prix furent multipli&#233;s par 4 environ en France et par 2,5 dans les autres pays bellig&#233;rants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela eut aussi pour cons&#233;quence de modifier d&#233;finitivement la structure de la masse mon&#233;taire : la part des pi&#232;ces m&#233;talliques, qui repr&#233;sentait en France 34% de la masse mon&#233;taire en 1913, ne s'&#233;levait qu'&#224; 0,9% de celle-ci en 1929 ; parall&#232;lement, celle des billets passa de 21% &#224; plus de 43%, et celle de la monnaie scripturale (d&#233;p&#244;ts bancaires &#224; vue et soldes des ch&#232;ques postaux) passa de 45% &#224; plus de 55%.&lt;br class='autobr' /&gt;
Au total, l'or et l'argent dispara&#238;tront de la circulation mon&#233;taire int&#233;rieure, l'or ne constituant plus qu'une r&#233;serve de valeur conserv&#233;e dans les coffres des banques, et surtout de la Banque de France, afin d'assurer la confiance dans la monnaie nationale et de r&#233;gler des transactions avec le reste du monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;LES &#034; BONS FRAN&#199;AIS &#034; PRATIQUEMENT RUIN&#201;S&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'autre moyen de financer la guerre fut le recours &#224; l'emprunt. L'Allemagne &#233;mit sept emprunts int&#233;rieurs pour pr&#232;s de 100 milliards de marks-or. Elle emprunta aussi 2 milliards de marks &#224; des pays neutres. La France contracta quatre grands emprunts nationaux, d'un montant total de 67 milliards de francs : le premier, qui fut lanc&#233; le 25 novembre 1915, rapporta 15 milliards de francs, et les trois suivants, &#233;mis en octobre 1916, 1917 et 1918, firent rentrer dans les caisses de l'Etat 11, 14 et 27 milliards.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agissait d'emprunts dits &#034; perp&#233;tuels &#034;, c'est-&#224; -dire non remboursables, portant un taux d'int&#233;r&#234;t compris entre 5 % et 5,5 %. Pour convaincre les Fran&#231;ais d'y souscrire, ce qui servait aussi &#224; les impliquer dans l'effort de guerre, l'Etat et les banques qui pla&#231;aient ces titres dans le public cr&#233;&#232;rent de nombreuses affiches &#034; patriotiques &#034; rivalisant de th&#232;mes all&#233;goriques.&lt;br class='autobr' /&gt;
Parall&#232;lement, il &#233;tait demand&#233; aux Fran&#231;ais de c&#233;der leur or &#224; l'Etat afin qu'il reconstitue ses r&#233;serves. L'or &#233;tait achet&#233; avec des billets de banque, avec d&#233;livrance d'un re&#231;u attestant du civisme des d&#233;posants. Mais comme le franc verra sa valeur divis&#233;e par cinq en dix ans, les &#034; bons Fran&#231;ais &#034; s'&#233;tant s&#233;par&#233;s de ce m&#233;tal pr&#233;cieux seront pratiquement ruin&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Etat &#233;mit &#233;galement des bons &#224; moyen terme et d'autres &#224; trois mois d'&#233;ch&#233;ance, acquis par la Banque de France, ce qui posait sans arr&#234;t le probl&#232;me du refinancement du pays. Les cr&#233;ances sur l'Etat d&#233;tenues par la banque centrale pass&#232;rent de 6 % de ses actifs en 1913 &#224; 62 % en 1918.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#034; L'ALLEMAGNE PAIERA &#034;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, la France rapatria une partie de ses avoirs plac&#233;s &#224; l'&#233;tranger et eut recours &#224; l'endettement ext&#233;rieur. C'est ainsi que le total des cr&#233;dits publics et priv&#233;s provenant des Etats-Unis (57 % du total) et de la Grande-Bretagne atteignit la somme de 32 milliards de francs en 1918.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les cr&#233;dits interalli&#233;s se seraient &#233;lev&#233;s &#224; environ 16 milliards de dollars en 1918, dont 43 % accord&#233;s par la Grande-Bretagne, presque autant par les Etats-Unis, et &#224; pr&#232;s de 14 % par la France. Mais les aides apport&#233;es par la France (pr&#232;s de 3 milliards de dollars) l'&#233;taient surtout &#224; la Russie, qui ne les honorera pas apr&#232;s la r&#233;volution bolchevique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La France se retrouva donc en grande difficult&#233; apr&#232;s la fin de la guerre, quand les Anglo-Am&#233;ricains lui r&#233;clam&#232;rent le remboursement de ses dettes, alors que le franc se d&#233;pr&#233;ciait par rapport au dollar (un dollar valait jusque-l&#224; 5 francs, et vaudra environ 25 francs au d&#233;but des ann&#233;es 1920), provoquant ainsi une tension entre des anciens alli&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La France fit alors sien le slogan &#034; l'Allemagne paiera &#034;, celle-ci &#233;tant contrainte par le trait&#233; de Versailles &#224; verser 132 milliards de marks (l'&#233;quivalent de deux fois et demie le revenu national de l'&#233;poque) aux vainqueurs, au titre des r&#233;parations de guerre. Mais l'Allemagne ne pouvait et ne voulait le faire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Raymond Poincar&#233; d&#233;cidera alors, d&#233;but 1923, l'occupation de la Ruhr, afin de contraindre (mais sans succ&#232;s) l'Allemagne &#224; payer. La France ne sortira mon&#233;tairement de la guerre qu'au prix d'une d&#233;valuation, engag&#233;e en 1928 &#233;galement par Raymond Poincar&#233;, la valeur or du franc &#233;tant divis&#233;e par cinq.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pierre Bezbakh &lt;/strong&gt; (Ma&#238;tre de conf&#233;rences &#224; l'universit&#233; Paris-Dauphine)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>22 ao&#251;t 1914 fut le jour le plus meurtrier...</title>
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		<description>
&lt;p&gt;Il y a cent ans, pr&#232;s de 27.000 morts en une seule journ&#233;e, en quelques heures, pour l'arm&#233;e fran&#231;aise. Le 22 ao&#251;t 1914 fut le jour le plus meurtrier de toute la Grande Guerre pour la France. La bataille des fronti&#232;res est moins connue que celles de la Marne, de Verdun ou du Chemin des Dames. Ce fut pourtant une des pires journ&#233;es de l'histoire de l'arm&#233;e fran&#231;aise. A titre de comparaison, cela repr&#233;sente presqu'autant de soldats tu&#233;s au combat que pendant toute la guerre d'Alg&#233;rie. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.florangepatrimoineculture.fr/spip.php?rubrique44" rel="directory"&gt;La Grande Guerre&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il y a cent ans, pr&#232;s de 27.000 morts en une seule journ&#233;e, en quelques heures, pour l'arm&#233;e fran&#231;aise. Le 22 ao&#251;t 1914 fut le jour le plus meurtrier de toute la Grande Guerre pour la France. La bataille des fronti&#232;res est moins connue que celles de la Marne, de Verdun ou du Chemin des Dames. Ce fut pourtant une des pires journ&#233;es de l'histoire de l'arm&#233;e fran&#231;aise. A titre de comparaison, cela repr&#233;sente presqu'autant de soldats tu&#233;s au combat que pendant toute la guerre d'Alg&#233;rie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'historien Jean-Michel Steg a &#233;crit l'histoire de cette terrible journ&#233;e : &#034;le jour le plus meurtrier de l'histoire de France, 22 ao&#251;t 1914&#034; (Editions Fayard)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au mois d'ao&#251;t 1914, l'arm&#233;e fran&#231;aise est engag&#233;e dans des premiers combats lors de la bataille des fronti&#232;res, le long de la Belgique, envahie par l'arm&#233;e allemande, ainsi qu'en Alsace et en Lorraine, dans le cadre de l'application du plan de l'Etat-major fran&#231;ais, le plan XVII.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les mois les plus meurtriers de la Grande Guerre sont les premiers mois, entre ao&#251;t et octobre 1914. Les soldats tombent &#224; un rythme &#224; peu pr&#232;s trois fois plus &#233;lev&#233; qu'&#224; Verdun.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a beaucoup de gens qui se battent au m&#234;me moment : plusieurs centaines de milliers de soldats sont expos&#233;s au feu le 22 ao&#251;t. Les cinq arm&#233;es fran&#231;aises ont combattu ce jour-l&#224; , dans les diff&#233;rents points du front, notamment en Lorraine, &#224; la suite de la d&#233;faite de Morhange) et en Belgique (bataille de Charleroi). A chaque fois, les Fran&#231;ais ont laiss&#233; beaucoup de terrain et beaucoup de gens parce qu'ils &#233;taient mal &#233;quip&#233;s pour des batailles de rencontre, et parce qu'ils utilisaient mal leur artillerie. Il y avait aussi un corps d'officiers extr&#234;mement courageux (les fameux jeunes saint-Cyriens qui chargeaient &#224; la t&#234;te de leur compagnie en gants blancs et sabre au clair) qui croyait au sacrifice et qui ne reculait pas alors qu'il aurait d&#251; le faire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Allemands &#233;taient tactiquement sup&#233;rieurs. Du c&#244;t&#233; des Fran&#231;ais, c'est l'offensive &#224; outrance, alors que les Allemands en g&#233;n&#233;ral choisissaient dans un premier temps une position d&#233;fensive. Ils attendaient de voir ce qui allait se passer et ils mettaient en place leur artillerie, qui &#224; chaque fois, obligeaient les Fran&#231;ais &#224; man&#339;uvrer tr&#232;s rapidement sous le feu. L'arm&#233;e fran&#231;aise &#233;tait tr&#232;s rigide et hi&#233;rarchis&#233;e. Il faut aller chercher des ordres loin et haut dans la hi&#233;rarchie. Et pendant ce temps-l&#224; , on attend. Du c&#244;t&#233; des Allemands, l'arm&#233;e est beaucoup plus d&#233;centralis&#233;e. On explique aux officiers subalternes ce que l'on veut faire et ils ont beaucoup plus d'autonomie. Ils se mettent en place beaucoup plus rapidement que les Fran&#231;ais. Ce qui leur donnera l'avantage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des malheureux ont &#233;t&#233; envoy&#233;s au massacre, par des g&#233;n&#233;raux pr&#233;tentieux et pour certains parfaitement incomp&#233;tents, par un g&#233;n&#233;ral en chef, Joffre, qui s'accrochait &#224; son plan XVII, sans mesurer les cons&#233;quences du Plan Schlieffen (invasion de la France en violation de la neutralit&#233; belge pour tourner l'arm&#233;e fran&#231;aise et foncer sur Paris). Avec une artillerie qui, &#224; l'exception du canon de 75 (artillerie l&#233;g&#232;re) &#233;tait surclass&#233;e par l'artillerie allemande, avec des fantassins portant des pantalons rouges, et pas de casques, &#224; la diff&#233;rence des Allemands et de leur fameux &#034;casque &#224; pointe&#034;. Une infanterie &#034;reine des batailles&#034; qu'on envoyait au feu, sans pr&#233;paration d'artillerie, conduite par des saint-Cyriens qui montaient &#224; l'assaut sabre au clair et en gants blancs. A la mobilisation, l'uniforme fran&#231;ais en vigueur est totalement d&#233;pass&#233; pour la guerre moderne. Les soldats sont affubl&#233;s d'un k&#233;pi et d'un pantalon rouge garance qui fait d'eux des cibles id&#233;ales pour la mitraille allemande. Leurs &#233;quipements sont inconfortables et inadapt&#233;s. L'administration militaire est en 1914 souvent routini&#232;re et impr&#233;voyante : quand on songe qu'il manque en cet &#233;t&#233; 1914 plus de deux millions de chaussures pour &#233;quiper correctement les r&#233;giments, que les 900 000 godillots en r&#233;serve dans les magasins de l'arm&#233;e ont &#233;t&#233; fabriqu&#233;s il y a plus de trente ans, qu'il n'existe quasiment pas de chaussures de repos (celles qui ont &#233;t&#233; fabriqu&#233;es sont exp&#233;rimentales).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les fautes tactiques, les erreurs de strat&#233;gie, les insuffisances du mat&#233;riel incombaient aux chefs militaires, mais aussi aux gouvernements d'avant 1914, qui leur avaient laiss&#233; carte blanche et avaient suivi leur politique &#034;quantitative&#034; (la loi des trois ans de 1913 sur le service militaire), sans se pr&#233;occuper suffisamment de l'artillerie et de la protection du soldat. Les chefs, &#233;taient plus choisis sur des crit&#232;res politiques que de comp&#233;tence, ce qui fut le cas de Joffre, devenu chef d'Etat-major en 1911. Certains lobbys ont pes&#233;, comme ce fut le cas pour refuser d'abandonner le pantalon rouge, le pantalon garance, instaur&#233;e en 1829 ! Elle est finalement vot&#233;e, apr&#232;s 15 ans de d&#233;bats houleux, le 9 juillet 1914 ! C'est seulement en 1915 que seront g&#233;n&#233;ralis&#233;s pour les fantassins fran&#231;ais le casque et l'uniforme &#034;bleu horizon&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La France a bien failli connaitre le d&#233;sastre militaire en 1914. Ce sont les erreurs tactiques du g&#233;n&#233;ral allemand Von Kluck et la clairvoyance du g&#233;n&#233;ral Gallieni qui permirent le &#034;miracle de la Marne&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le plan Schlieffen pr&#233;voyait de battre la France en 6 semaines, avant de se retourner contre la Russie, jug&#233;e par l'Allemagne comme l'adversaire le plus dangereux. Il faut aussi reconnaitre le r&#244;le de l'arm&#233;e russe dans le retournement de la Marne. Avec une pr&#233;paration pas encore achev&#233;e, mais plus rapide qu'anticip&#233;e par les Allemands et les Fran&#231;ais, les Russes passent &#224; l'offensive en Prusse-Orientale, avec des succ&#232;s initiaux importants, car Von Moltke, le g&#233;n&#233;ralissime allemand, a laiss&#233; peu de troupes &#224; l'Est, pour concentrer ses moyens sur le plan Schlieffen. L'opinion fran&#231;aise s'enthousiasme et imagine d&#233;j&#224; &#034;les cosaques &#224; Berlin&#034;. Von Moltke c&#232;de &#224; la pression et va renvoyer une partie de ses forces &#224; l'Est pour bloquer les Russes (bataille de Tannenberg o&#249; Hindenburg bat les Russes). C'est l'autre explication de la victoire de la Marne : Von Moltke n'a pas &#233;t&#233; jusqu'au bout dans le maintien de la concentration de l'essentiel de ses forces &#224; l'Ouest.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La guerre va se d&#233;rouler sur deux fronts et sera longue, le front Ouest se stabilisant fin 1914, apr&#232;s la &#034;course &#224; la mer&#034;. Alors apparaissent les premi&#232;res tranch&#233;es, de la mer du Nord &#224; la fronti&#232;re suisse.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Et l'engrenage du conflit continue...</title>
		<link>https://www.florangepatrimoineculture.fr/spip.php?article245</link>
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		<description>
&lt;p&gt;Et l'engrenage du conflit continue : &lt;br class='autobr' /&gt;
L'invasion de la BELGIQUE : ci-dessous &#034; le petit Journal&#034; de l'&#233;poque... &lt;br class='autobr' /&gt;
Pour ceux qui voudraient creuser ces &#233;v&#233;nements nous vous invitons &#224; consulter ce site internet belge particuli&#232;rement instructif et document&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
http://www.arquebusiers.be/20e-siecle-2.htm &lt;br class='autobr' /&gt;
Alain VERNIER&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.florangepatrimoineculture.fr/spip.php?rubrique44" rel="directory"&gt;La Grande Guerre&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Et l'engrenage du conflit continue :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'invasion de la BELGIQUE : ci-dessous &#034; le petit Journal&#034; de l'&#233;poque...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ceux qui voudraient creuser ces &#233;v&#233;nements nous vous invitons &#224; consulter ce site internet belge particuli&#232;rement instructif et document&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.arquebusiers.be/20e-siecle-2.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.arquebusiers.be/20e-siecle-2.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alain VERNIER&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2317 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.florangepatrimoineculture.fr/IMG/jpg/petitjournaldeclara_tionguerreallalafrance4aout2014.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.florangepatrimoineculture.fr/IMG/jpg/petitjournaldeclara_tionguerreallalafrance4aout2014.jpg?1745590091' width='500' height='687' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Les causes de la Premi&#232;re Guerre Mondiale...</title>
		<link>https://www.florangepatrimoineculture.fr/spip.php?article243</link>
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		<dc:date>2014-08-08T07:56:00Z</dc:date>
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		<description>
&lt;p&gt;Les causes de la Premi&#232;re Guerre Mondiale restent un sujet de d&#233;bats. &lt;br class='autobr' /&gt;
Illustrations : &#034;Belles images d'Histoire&#034; pour le Cours El&#233;mentaire Editions ROSSIGNOL - MONTMORILLON (Vienne) - 1960 &lt;br class='autobr' /&gt;
Le bruit des bottes, les tensions balkaniques, ce n'&#233;tait pas la premi&#232;re fois. Il y a naturellement les causes imm&#233;diates, les cons&#233;quences de l'attentat de Sarajevo et le choc des nationalismes. Ce n'&#233;tait pourtant pas la 1&#232;re crise balkanique, apr&#232;s celle de 1908 (annexion de la Bosnie-Herz&#233;govine) (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.florangepatrimoineculture.fr/spip.php?rubrique44" rel="directory"&gt;La Grande Guerre&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les causes de la Premi&#232;re Guerre Mondiale restent un sujet de d&#233;bats.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2316 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.florangepatrimoineculture.fr/IMG/jpg/fpc_ce2_rossignol_009.jpg?1745590056' width='500' height='359' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Illustrations : &#034;&lt;strong&gt;Belles images d'Histoire&lt;/strong&gt;&#034; pour le Cours El&#233;mentaire&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Editions ROSSIGNOL - MONTMORILLON (Vienne) - 1960&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le bruit des bottes, les tensions balkaniques, ce n'&#233;tait pas la premi&#232;re fois. Il y a naturellement les causes imm&#233;diates, les cons&#233;quences de l'attentat de Sarajevo et le choc des nationalismes. Ce n'&#233;tait pourtant pas la 1&#232;re crise balkanique, apr&#232;s celle de 1908 (annexion de la Bosnie-Herz&#233;govine) et les tensions li&#233;es &#224; la d&#233;composition de l'Empire Ottoman (Guerres balkaniques de 1912-1913). La volont&#233; d'en d&#233;coudre de la part de l'Autriche-Hongrie, pour r&#233;gler &#034; une fois pour toutes &#034; la question serbe, et le jeu des alliances ont fait le reste. Les autres puissances sont &#233;galement responsables : l'Allemagne n'a rien fait (bien au contraire) pour retenir Vienne, la France n'a rien fait pour mod&#233;rer la Russie, solidaire de Belgrade, et l'Angleterre, qui a tent&#233; une m&#233;diation, a &#233;t&#233; floue sur ses intentions en cas de conflit europ&#233;en. Sa fermet&#233; aurait peut-&#234;tre amen&#233; Berlin &#224; r&#233;fl&#233;chir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y avait des volont&#233;s de guerre &#034; pr&#233;ventive &#034; de la part de l'Autriche-Hongrie, mais aussi de l'Allemagne, qui craint la mont&#233;e en puissance de la Russie, de son arm&#233;e, de son &#233;conomie (avec l'aide des Fran&#231;ais, les Russes ont pens&#233; les plaies de la d&#233;faite contre le Japon en 1905 et modernisent leur r&#233;seau ferroviaire pour acc&#233;l&#233;rer la mobilisation de leurs troupes vers l'Ouest) Quant au tsar, dont le r&#233;gime autocratique est menac&#233;, il recherche un succ&#232;s ext&#233;rieur pour consolider son r&#233;gime.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Europe de 1914 est encore en partie issue du Congr&#232;s de Vienne. De nombreuses questions nationales ne sont pas r&#233;gl&#233;es : Pologne, partag&#233;e entre 3 empires, revendications des peuples slaves au sein de la Double Monarchie, rivalit&#233;s balkaniques sur les d&#233;combres de l'Empire Ottoman, irr&#233;dentisme italien...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bismarck avait rendu en outre impossible toute r&#233;conciliation franco-allemande, par l'annexion de l'Alsace et d'une partie de la Lorraine au Trait&#233; de Francfort. Il faut toutefois signaler que l'influence protestataire en Alsace-Moselle avait diminu&#233; au profit de l'autonomisme, les allemands h&#233;sitant entre davantage d'autonomie du Reichlsland (statut de 1911) et une certaine brutalit&#233; (incidents de Saverne en 1913)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bismarck, au pouvoir jusque 1890, avait mis en place un &#034; syst&#232;me &#034; qui laissait la France, isol&#233;e en Europe, r&#233;aliser son expansion coloniale, pour qu'elle oublie l'id&#233;e de revanche, pour l'opposer &#224; l'Angleterre notamment (exemple, tension sur l'Egypte en 1882 ou de Fachoda en 1898) ou encore &#224; l'Italie (&#224; propos de la Tunisie). Il avait mis en place l'Alliance des 3 empereurs en 1881, avec l'Autriche-Hongrie et la Russie et cr&#233;&#233; la Triple-Alliance avec Vienne et Rome en 1882. L'Angleterre victorienne ne se m&#234;lait pas de cet &#233;quilibre europ&#233;en (politique du &#034; splendide isolement &#034;).Il y avait certes des tensions avec une France isol&#233;e, au moment du boulangisme (Affaire Schnaebele en 1887), mais la France isol&#233;e, ne pouvait que, au sujet de la ligne bleue des Vosges, selon le mot attribu&#233; &#224; Jules Ferry ou &#224; Gambetta, &#034; y penser toujours, n'en parler jamais&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout change avec l'arriv&#233;e au pouvoir de Guillaume II dont la politique repose sur deux principes : pangermanisme (alliance privil&#233;gi&#233;e avec Vienne) et &#034; Weltpolitik &#034;, avec notamment une grande influence en Orient, le sultan devenant l'alli&#233; du Ka&#239;ser. Cela va le conduire &#224; rompre avec la politique de Bismarck et l'alliance russe, rupture in&#233;vitable au vu des rivalit&#233;s entre Vienne et Saint-P&#233;tersbourg dans les Balkans. Le tsar, contraint et forc&#233;, se rapproche de la France r&#233;publicaine. L'alliance franco-russe, r&#233;alis&#233;e &#224; partir de 1891 et &#224; partir de trait&#233;s au contenu partiellement secret, rompt l'isolement de la France, mais va conduire celle-ci &#224; &#234;tre m&#234;l&#233;e dans des rivalit&#233;s balkaniques qui ne la concernent pas directement. C'est l'engrenage de Sarajevo qui entra&#238;ne la guerre en 1914, pas la volont&#233; de r&#233;cup&#233;rer les provinces perdues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La puissance &#233;conomique et industrielle de l'Allemagne menace la supr&#233;matie britannique. En 1914, sur de nombreux points, l'Allemagne a d&#233;pass&#233; le Royaume-Uni. C'est ce que L&#233;nine a appel&#233; &#034; l'imp&#233;rialisme&#034;, le qualifiant de &#034; stade supr&#234;me du capitalisme &#034;. Le Ka&#239;ser aggrave l'inqui&#233;tude britannique en se lan&#231;ant tardivement dans l'aventure coloniale, o&#249; l'Allemagne, qui r&#233;clame sa part, n'obtient que des miettes. Cela cr&#233;e en outre de nouvelles tensions avec la France au sujet du Maroc, avec les crises de Tanger en 1905 et d'Agadir en 1911. Il se lance aussi dans la course aux armements et, ce qui est plus grave pour l'Angleterre qui se sent directement menac&#233;e, dans la construction d'une puissante flotte de guerre. Guillaume II l'affirme : &#034; l'avenir de l'Allemagne est sur l'eau&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1871, Bismarck avait trac&#233; la fronti&#232;re du trait&#233; de Francfort en fonction des richesses connues &#224; ce moment l&#224; , et notamment des usines sid&#233;rurgiques et des mines. Le proc&#233;d&#233; Thomas-Gilchrist, &#224; partir de 1879, va permettre d'exploiter la minette de Lorraine et de d&#233;velopper le bassin de Briey-Longwy. Ce n'est donc pas un hasard si l'annexion du nord e la Meurthe et Moselle figurera dans les buts de guerre expos&#233;s, d&#232;s 1914, par le chancelier allemand Bethmann-Hollweg.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand on parle des rivalit&#233;s &#233;conomiques et financi&#232;res, il ne faut pas oublier qu'une part consid&#233;rable de l'&#233;pargne fran&#231;aise, tr&#232;s &#233;lev&#233;e dans un pays de rentiers, s'investit &#224; l'&#233;tranger, chez l'alli&#233; russe, mais aussi chez des &#034; clients &#034; de l'Allemagne, comme la Turquie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les rivalit&#233;s &#233;conomiques, sans &#234;tre absentes des causes de la guerre par les tensions cr&#233;&#233;es, n'en sont pas cependant la raison premi&#232;re. Dans une &#233;conomie qui est encore tr&#232;s peu mondialis&#233;e, o&#249; le protectionnisme (sauf en Angleterre) est la r&#232;gle, les milieux &#233;conomiques et financiers ne sont g&#233;n&#233;ralement pas bellicistes, m&#234;me si on en trouve, par exemple au sein de la Ligue Pangermanique. A contrario, on peut citer l'exemple des de Wendel, qui avaient leurs int&#233;r&#234;ts de part et d'autre de la fronti&#232;re et leur influence politique , les uns (ceux de Joeuf) &#224; la chambre des d&#233;put&#233;s, les autres (ceux de Hayange) au Reichstag. Ce qui sera d'ailleurs source de pol&#233;mique apr&#232;s la guerre d'ailleurs.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'Angleterre ne parvenant pas &#224; un accord naval avec l'Allemagne, choisit de r&#233;gler ses contentieux coloniaux avec la France et de se rapprocher de Paris. C'est la politique de l'Entente Cordiale, en 1904. L'Angleterre r&#233;glant aussi ses rivalit&#233;s avec la Russie en Asie Centrale, se forme alors la triple-entente face &#224; la triple-alliance (m&#234;me si l'Italie en est le maillon faible, du fait de la question des terres irr&#233;dentes italiennes, possession de la Double Monarchie).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;but du XX&#232;me si&#232;cle est celui de la mont&#233;e des p&#233;rils :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i class=&#034;fa fa-fw fa-caret-right&#034;&gt;&lt;/i&gt; La course aux armements : loi des 3 ans en France en 1913, mont&#233;e en puissance des flottes de guerre allemandes et britanniques, modernisation de l'arm&#233;e russe apr&#232;s la d&#233;b&#226;cle de 1905. L'Etat-major a un poids politique tr&#232;s fort dans tous les pays, et pas seulement dans ceux habituellement qualifi&#233;s de &#034; militaristes. Les militaires font pression sur les gouvernements, par exemple dans la r&#233;daction de l'ultimatum volontairement inacceptable adress&#233; par Vienne &#224; Belgrade ou dans les d&#233;cisions de mobilisation. Dans les derniers jours de la crise, ils ont clairement la main sur les civils.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i class=&#034;fa fa-fw fa-caret-right&#034;&gt;&lt;/i&gt; Les strat&#233;gies militaires sont d&#233;lib&#233;r&#233;ment offensives, avec le plan Schlieffen (1905) qui implique la violation de la neutralit&#233; belge, le plan XVII en France (offensive en Lorraine), la concentration des troupes russes pour une mobilisation plus rapide en cas de conflit gr&#226;ce &#224; des nouvelles voies ferr&#233;es&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i class=&#034;fa fa-fw fa-caret-right&#034;&gt;&lt;/i&gt; Les tensions coloniales ont r&#233;veill&#233; la rivalit&#233; franco-allemande, avec les crises marocaines de 1905 et 1911, mais un compromis est trouv&#233; en 1911&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i class=&#034;fa fa-fw fa-caret-right&#034;&gt;&lt;/i&gt; La poudri&#232;re balkanique, relativement endormie depuis 1878, se r&#233;veille. Les rivalit&#233;s balkaniques, opposent, au-del&#224; des acteurs locaux, la Russie, qui soutient la Serbie et ses alli&#233;s, &#224; l'Autriche et la Turquie, lieutenants de Berlin.. En 1908, comme en 1912-1913, la France et l'Allemagne poussent Vienne et Saint-P&#233;tersbourg &#224; la mod&#233;ration. Ce ne sera pas le cas en 1914.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1914 est l'aboutissement de toutes ces tensions et rivalit&#233;s, un enchainement qui est devenu incontr&#244;lable parce que les gouvernants l'ont voulu, ou ont laiss&#233; faire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L es contrepoids, auxquels croyait Jean Jaur&#232;s, &#224; savoir l'Internationale Ouvri&#232;re et la menace de gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale, n'ont pas fonctionn&#233;. Il faut reconnaitre que le poids des partis de la seconde Internationale n'&#233;tait pas le m&#234;me dans tous les pays d'Europe. La Russie, avec un mouvement socialiste faible et divis&#233;, n'est pas une d&#233;mocratie en 1914, malgr&#233; un parlement embryonnaire, la Douma. La puissante social-d&#233;mocratie allemande se m&#233;fie de l'autocratie tsariste, comme en France, de nombreux socialistes craignent le militarisme prussien. Enfin, malgr&#233; les tentatives de Jaur&#232;s, avec la motion Vaillant sur la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale, soutenue par Rosa Luxemburg et le travailliste Keir Hardie, les textes des congr&#232;s socialistes sont toujours rest&#233;s ambigus sur les moyens de s'opposer &#224; la guerre. D'o&#249; l'impuissance au moment ultime et le ralliement de la quasi-totalit&#233; des dirigeants &#224; la phase initiale de l'union sacr&#233;e, par le vote des cr&#233;dits de guerre (y compris par le futur spartakiste Karl Liebknecht en Allemagne) et, dans certains cas la participation &#224; des gouvernements d'union nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Philippe TARILLON&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_2261 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.florangepatrimoineculture.fr/IMG/jpg/FPC_GF_IMG_9324.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.florangepatrimoineculture.fr/IMG/jpg/FPC_GF_IMG_9324.jpg?1745590066' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;21h20, embarquement. Avec presque une heure de retard sur le programme. Le temps est h&#233;mophile, Direction Ebange, le village rattach&#233; &#224; Florange deux si&#232;cles plus t&#244;t. Le mariage des fr&#232;res ennemis. &#034; C'est pas d'ma faute si j'ai vingt ans.&#034; Devant l'&#233;glise construite en 1942, un homme porte un b&#233;ret et une canne. Il parle &#034; d'entra&#238;neurs allemands &#034;, qui l'ont enr&#244;l&#233; lui et ses amis, &#034; dans la Grande &#233;quipe d'Allemagne ! Six mois plus tard, ils m'envoient jouer en Pologne. Puis j'ai eu droit &#224; mon championnat d'Europe ! On ne comprenait pas les r&#232;gles du jeu. Si &#231;a se trouve, j'avais marqu&#233; contre mon camp ! Ce que je sais, c'est que j'ai gagn&#233; la partie, parce que je suis toujours en vie.&#034; Malgr&#233; moi. &#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Silence recueilli. La fine voix d'une dame &#226;g&#233;e s'adresse &#224; son voisin : &#034;C'est tout &#224; fait l'histoire de popol ! C'est tr&#232;s bien. &#034; Paul Dehalt habite de l'autre c&#244;t&#233; de la rue. Madeleine le conna&#238;t bien, comme l'Histoire de Florange que sa famille habite depuis 1800. Mais ce soir, elle a encore appris. 21h45, la promenade dans les si&#232;cles touche &#224; sa fin. Encore un bal, celui de Florange o&#249; quelques Ebange'' d&#233;cident de se rendre en d&#233;pit des animosit&#233;s. Et l'on apprend qu'&#224; l'&#233;poque, tout Ebangeois qui se respecte refuserait l'eau d'un &#034; Florange'', m&#234;me s'il y avait le feu. La route du retour passe sous les Grands bureaux d'ArcelorMittal, ses 11 &#233;tages, ses 1150 petits bureaux climatis&#233;s. Une r&#233;volution &#224; l'&#233;poque. Puis on atterrit en douceur avec une chanson interpr&#233;t&#233;e par Guido, &#034; dans un d&#233;cor gris Lorraine. Le poing lev&#233; et debout. &#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par &lt;strong&gt;Justine DEMADE PELLORCE&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;Journaliste de la Semaine &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Extrait de l'article paru le21 juin dans l'hebdomadaire La Semaine n&#176; 377 &#224; Metz&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Photo : &lt;strong&gt;G&#233;rard FLAMME&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>&#034; L'&#226;me des lieux &#034;</title>
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&lt;p&gt;De l'autre c&#244;t&#233; de l'avenue de Lorraine, le toit de la Passerelle a &#233;t&#233; transform&#233; en poste fixe de Florange Passerelle . &#224;&#8364; son sommet, quelques sid&#233;rurgistes en col&#232;re balancent leurs drapeaux et leurs slogans : &#034; Si y'a des armateurs qui veulent nous faire couler, on les r'met &#224; l'eau &#034; ; &#034; Indien vaut mieux que deux Florangeois &#034; ; &#034; Fer mal acquis ne profite jamais &#034;. Sourires. Avant d'embarquer ses passagers dans un bus direction l'inconnue, Monsieur St&#233;phane (alias St&#233;phane Melaye) (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;De l'autre c&#244;t&#233; de l'avenue de Lorraine, le toit de la Passerelle a &#233;t&#233; transform&#233; en poste fixe de Florange Passerelle . &#224;&#8364; son sommet, quelques sid&#233;rurgistes en col&#232;re balancent leurs drapeaux et leurs slogans : &#034; Si y'a des armateurs qui veulent nous faire couler, on les r'met &#224; l'eau &#034; ; &#034; Indien vaut mieux que deux Florangeois &#034; ; &#034; Fer mal acquis ne profite jamais &#034;. Sourires. Avant d'embarquer ses passagers dans un bus direction l'inconnue, Monsieur St&#233;phane (alias St&#233;phane Melaye) explique : &#034; Nous ne sommes pas dans l'Histoire ancienne, dans la nostalgie. Nous sommes l&#224; pour souligner les cultures, l'&#226;me des lieux. Alors oui, l'actualit&#233; a sa place. &#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par &lt;strong&gt;Justine DEMADE PELLORCE&lt;/strong&gt; &#162; &lt;i&gt;Journaliste de la Semaine &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Extrait de l'article paru le21 juin dans l'hebdomadaire La Semaine n&#176; 377 &#224; Metz&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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